Installer un Velux transforme vos combles sombres en espace de vie lumineux et agréable. Cette fenêtre de toit apporte jusqu’à 40% de lumière naturelle supplémentaire par rapport à une lucarne classique, tout en assurant une ventilation efficace de votre pièce mansardée.
Vous hésitez entre un modèle à rotation ou à projection ? Vous vous demandez si la motorisation justifie son surcoût ? Ce guide détaille les différents types de Velux disponibles en 2026, leurs prix réels selon les dimensions et options, et les aides financières mobilisables pour réduire votre investissement.
Nous abordons les points techniques essentiels : le choix du vitrage selon votre exposition, l’étanchéité indispensable pour éviter les infiltrations, et les stores intégrés qui optimisent le confort thermique été comme hiver.
Rotation vs projection : quel système d’ouverture choisir ?
Le Velux à rotation représente le modèle le plus vendu avec 70% des installations. Son axe central positionné à mi-hauteur permet une ouverture à 180° en tirant simplement la barre inférieure. Cette configuration offre un accès facile pour le nettoyage extérieur : vous faites pivoter la fenêtre et nettoyez les deux faces depuis l’intérieur.
Le système à projection convient aux combles aménagés en chambre ou bureau. La fenêtre s’ouvre vers l’extérieur comme un auvent, libérant totalement le passage sous la fenêtre. Vous conservez une vue dégagée même fenêtre ouverte. Cette solution s’impose pour les Velux installés bas (90cm du sol), où un système à rotation gênerait la circulation.
Le modèle à ouverture latérale, moins répandu, s’installe sur les toits à faible pente (15 à 55°). Son battant s’ouvre comme une porte classique, facilitant l’accès à un balcon ou une terrasse de toit. Prix supérieur de 30 à 40% aux modèles standards en raison de sa structure renforcée.
Dimensions standard : choisir la taille adaptée
Les fenêtres de toit Velux se déclinent en 17 tailles standardisées, référencées par un code alphanumérique. Les dimensions courantes pour un logement résidentiel :
- MK04 : 78×98 cm (salle de bain, WC) – 400 à 650€
- SK06 : 114×118 cm (chambre) – 550 à 850€
- UK04 : 134×98 cm (couloir, dressing) – 600 à 900€
- MK08 : 78×140 cm (bureau) – 500 à 750€
- SK08 : 114×140 cm (séjour) – 700 à 1 100€
La surface vitrée détermine directement la quantité de lumière captée. Pour une pièce de 15m², installez au minimum un Velux SK06 (114×118 cm). Les combles mansardés nécessitent souvent deux fenêtres espacées de 80cm à 1m pour un éclairage homogène.
La pente de votre toiture influence le choix des dimensions. Sur une pente faible (15-20°), privilégiez un modèle haut (140-160cm) pour compenser l’angle d’incidence défavorable. Sur une forte pente (55-75°), un modèle plus carré (98×98 ou 118×118) suffit pour obtenir le même flux lumineux.
Calcul de la surface vitrée nécessaire
La réglementation thermique RT2012 impose une surface vitrée minimale équivalente à 1/6ème de la surface habitable. Pour une chambre de 12m², prévoyez donc 2m² de vitrage minimum soit un Velux SK06 (1,34m²) ou deux MK04 (0,76m² chacun).
Cette obligation réglementaire constitue un minimum. Pour un confort optimal et un apport lumineux généreux, visez plutôt 1/5ème de la surface au sol. Une pièce de 20m² gagne à recevoir 4m² de vitrage, soit deux Velux SK06 ou un modèle GGL UK08 (134×140 cm = 1,88m²) complété d’un SK06.
L’orientation conditionne également le dimensionnement. Une fenêtre orientée nord nécessite 20 à 30% de surface supplémentaire pour compenser le déficit d’ensoleillement direct. À l’inverse, une exposition sud permet de réduire légèrement la surface vitrée tout en conservant une luminosité équivalente.
Vitrages performants : confort et économies d’énergie
Le double vitrage standard équipe désormais tous les Velux neufs, avec un coefficient Uw de 1,3 W/m².K. Cette performance thermique correcte convient aux pièces occasionnellement chauffées (bureau, atelier) mais se révèle limite pour une chambre occupée quotidiennement en période hivernale.
Le double vitrage renforcé (Uw=1,1 W/m².K) intègre une couche faiblement émissive et un gaz argon entre les deux vitrages. Il réduit les déperditions thermiques de 20% par rapport au standard, justifiant un surcoût de 80 à 120€ par fenêtre. Cette option devient obligatoire pour bénéficier des aides MaPrimeRénov’.
Le triple vitrage (Uw=0,8 W/m².K) s’impose dans les régions très froides (montagne, Grand Est) ou pour les maisons passives. Son poids supérieur (45 kg contre 30 kg en double vitrage standard) nécessite une charpente en bon état. Prix majoré de 250 à 350€ mais économies de chauffage de 15 à 20€/m²/an.
Protection solaire : stores et volets roulants
Le store intérieur occultant bloque 95% de la lumière pour un sommeil de qualité. Disponible en 50 coloris, il se fixe sur les rails latéraux du Velux en 15 minutes sans perçage. Prix : 80 à 150€ selon les dimensions, pose incluse si commandé avec la fenêtre.
Le store extérieur rejette jusqu’à 85% de la chaleur solaire avant qu’elle n’atteigne le vitrage. Indispensable sur les expositions sud et ouest pour limiter la surchauffe estivale. Sa toile micro-perforée assure une ventilation naturelle tout en préservant la vue extérieure. Coût : 250 à 400€ pose comprise.
Le volet roulant motorisé combine occultation totale, isolation thermique renforcée (R=0,45 m².K/W) et protection anti-effraction. Ses lames aluminium isolées créent une lame d’air qui améliore les performances du vitrage de 30%. Investissement conséquent (600 à 900€) mais confort maximal et valorisation immobilière.
Motorisation et domotique : le confort connecté
Les Velux motorisés s’ouvrent et se ferment via une télécommande, un interrupteur mural ou une application smartphone. Le moteur électrique intégré au châssis actionne la fenêtre en 40 secondes, avec un arrêt automatique en cas d’obstacle. Alimentation secteur (24V) ou solaire selon le modèle.
La version solaire (Velux Integra Solar) embarque un panneau photovoltaïque qui alimente le moteur et recharge une batterie de secours. Aucun câblage électrique nécessaire, installation simplifiée. Surcoût de 400 à 600€ par rapport à un modèle manuel, mais économie de 150 à 200€ sur la pose grâce à l’absence de raccordement électrique.
La domotique Velux Active pilote automatiquement l’ouverture selon la température intérieure, le taux d’humidité et la qualité de l’air (capteur CO₂ intégré). Le système ferme les fenêtres en cas de pluie détectée et programme des cycles de ventilation nocturne. Compatible Alexa, Google Home et Apple HomeKit. Kit complet : 250 à 350€.
Motorisation : rentabilité à long terme
L’investissement en motorisation se justifie dès deux fenêtres à équiper ou pour un Velux difficilement accessible (hauteur >2,20m). Le confort d’usage quotidien et la possibilité de programmer des ouvertures automatiques optimisent la ventilation et réduisent les coûts de climatisation de 10 à 15%.
La durée de vie d’un moteur Velux atteint 15 à 20 ans avec un entretien minimal (graissage annuel du mécanisme). La garantie constructeur couvre 3 ans pièces et main-d’œuvre, extensible à 10 ans moyennant 120 à 150€ supplémentaires. Cette assurance sérénité évite des frais de SAV de 250 à 400€ en cas de panne.
La revente immobilière valorise significativement un bien équipé de Velux motorisés. Les acquéreurs acceptent une plus-value de 1 500 à 2 500€ par rapport à des combles équipés de fenêtres manuelles, couvrant largement le surcoût initial de la motorisation.
Prix complet installation comprise en 2026
Le budget global d’installation d’un Velux comprend la fenêtre elle-même, le raccordement (collerette d’étanchéité, gouttière périphérique), et la main-d’œuvre de pose. Voici les tarifs constatés début 2026 pour une installation par un professionnel certifié :
Velux rotation manuel :
- MK04 (78×98) : 550 à 750€ TTC posé
- SK06 (114×118) : 750 à 950€ TTC posé
- SK08 (114×140) : 900 à 1 200€ TTC posé
Velux rotation motorisé électrique :
- MK04 (78×98) : 900 à 1 150€ TTC posé
- SK06 (114×118) : 1 100 à 1 400€ TTC posé
- SK08 (114×140) : 1 300 à 1 650€ TTC posé
Velux rotation motorisé solaire :
- SK06 (114×118) : 1 400 à 1 750€ TTC posé
- SK08 (114×140) : 1 600 à 2 000€ TTC posé
Ces tarifs incluent la fourniture de la fenêtre avec son vitrage standard, le kit d’installation complet (collerette EDW, gouttière), et 3 à 4 heures de main-d’œuvre artisanale. La pose sur toiture tuiles mécaniques coûte 15% moins cher qu’une installation sur ardoises naturelles.
Options et accessoires supplémentaires
Les équipements complémentaires s’ajoutent au prix de base :
- Store occultant : 80 à 150€
- Store extérieur pare-soleil : 250 à 400€
- Volet roulant motorisé : 600 à 900€
- Habillage intérieur LSC (lambris) : 80 à 120€
- Raccord isolation combles : 30 à 50€
- Kit domotique Active : 250 à 350€
Le remplacement d’un Velux existant coûte 20 à 30% moins cher qu’une création pure, car la trémie est déjà découpée et la charpente modifiée. Comptez 400 à 600€ de main-d’œuvre selon la difficulté d’accès et l’état du support.
Aides financières : MaPrimeRénov’ et TVA réduite
L’installation de fenêtres de toit performantes ouvre droit à MaPrimeRénov’ sous conditions strictes. Le vitrage doit afficher un coefficient Uw≤1,3 W/m².K et un facteur solaire Sw≤0,36 pour bénéficier de la subvention forfaitaire :
- Ménages très modestes (bleu) : 100€ par équipement
- Ménages modestes (jaune) : 80€ par équipement
- Ménages intermédiaires (violet) : 40€ par équipement
- Ménages aisés (rose) : inéligibles
La TVA à taux réduit s’applique automatiquement sur la main-d’œuvre et la fourniture pour les logements de plus de 2 ans. Vous bénéficiez de 10% au lieu de 20%, soit une économie de 80 à 150€ par fenêtre installée. Cette réduction s’obtient sans démarche particulière en faisant appel à un professionnel.
L’éco-prêt à taux zéro finance jusqu’à 15 000€ de travaux d’amélioration énergétique, remboursables sur 15 ans sans intérêts. Il se cumule avec MaPrimeRénov’ pour étaler le paiement de vos fenêtres de toit sur plusieurs années. Toutes les banques proposent ce dispositif depuis 2024.
Conditions d’éligibilité aux aides
Votre artisan doit obligatoirement détenir la certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) valide à la date des travaux. Vérifiez son inscription sur l’annuaire officiel avant de signer le devis, sous peine de perdre l’intégralité des aides.
Le Velux installé doit remplacer une fenêtre existante ou s’intégrer dans un projet global de rénovation énergétique. Les créations pures dans le cadre d’un aménagement de combles restent exclues du dispositif MaPrimeRénov’ mais bénéficient quand même de la TVA à 10%.
Déposez votre demande MaPrimeRénov’ avant le début des travaux via le site officiel maprimerenov.gouv.fr. Le versement intervient après réception de la facture et de l’attestation de fin de travaux. Conservez tous les justificatifs pendant 5 ans en cas de contrôle.
Étanchéité et isolation : points critiques de la pose
La collerette d’étanchéité constitue l’élément clé qui garantit l’imperméabilité de votre fenêtre de toit. Ce cadre en aluminium préformé s’adapte au type de couverture (tuiles plates, mécaniques, ardoises) et assure la jonction avec le plan de toiture. Une pose approximative génère des infiltrations dans les 2 à 3 ans.
Le raccordement de l’isolation entre le cadre du Velux et l’isolant des combles nécessite un soin particulier. Utilisez un isolant souple (laine de roche ou mousse polyuréthane) qui épouse parfaitement les contours du dormant. Un espace vide de 5mm suffit à créer un pont thermique responsable de condensation et de moisissures.
La gouttière périphérique collecte l’eau de pluie qui ruisselle sur le vitrage et la dirige vers les côtés de la fenêtre. Elle se positionne sous la collerette d’étanchéité, invisible une fois la pose terminée. Son absence provoque des coulées d’eau en partie basse du Velux lors des fortes pluies.
Contrôles à effectuer après installation
Vérifiez le bon fonctionnement de l’ouverture et de la fermeture : aucun point dur, course fluide sur toute l’amplitude. Le système de verrouillage doit engager facilement et maintenir fermement la fenêtre. Testez l’étanchéité en aspergeant copieusement le vitrage avec un jet d’eau.
Inspectez la finition intérieure autour du cadre. L’habillage en lambris ou en plâtre doit jointer parfaitement avec le dormant, sans jour visible. Les angles doivent présenter des découpes nettes et ajustées. Un travail bâclé laisse des espaces qui favorisent les courants d’air froids.
Demandez à l’artisan de vous remettre la notice d’utilisation et d’entretien du Velux. Elle détaille les opérations de maintenance (nettoyage des joints, lubrification des charnières) et les garanties constructeur. Exigez également une attestation de conformité pour bénéficier de MaPrimeRénov’.
Entretien et durée de vie : 30 ans minimum
Un Velux correctement installé et entretenu fonctionne sans problème pendant 30 à 40 ans. Le cadre en bois lamellé-collé traité classe 3 résiste aux intempéries et aux variations d’humidité. La garantie constructeur couvre 10 ans le vitrage et le mécanisme d’ouverture, 3 ans les finitions et accessoires.
L’entretien se limite à un nettoyage annuel des vitrages avec un produit non abrasif et un chiffon doux. Profitez de cette opération pour lubrifier les charnières avec quelques gouttes d’huile fine et vérifier l’état des joints périphériques. Remplacez-les s’ils présentent des craquelures (coût : 40 à 60€).
La fenêtre de toit se démonte facilement pour permettre un nettoyage complet des deux faces. Les modèles à rotation pivotent à 180° et se bloquent en position ouverte. Les modèles à projection se décrochent de leurs charnières en soulevant deux clips latéraux. Manipulation simple et sécurisée qui prend 30 secondes.