- Gratuit et sans engagement
- Jusqu’à 3 devis de professionnels de votre secteur
- Avec notre partenaire Viteundevis, près de 2,9 millions de demandes traitées en 18 ans
Partiel ou complet : le périmètre fixe le prix au m²
Une mise aux normes partielle garde le câblage en place et traite le tableau, la terre et les circuits les plus dangereux : 60 à 110 € par m². Refaire toute l’installation coûte 120 à 190 € par m², presque le double. Une installation neuve, dans une construction ou une extension, revient à 85 à 130 € par m², TVA du neuf comprise.
| Surface | Mise aux normes partielle | Rénovation complète | Installation neuve |
|---|---|---|---|
| 60 m² | 3 600 à 6 600 € | 7 200 à 11 400 € | 5 100 à 7 800 € |
| 90 m² | 5 400 à 9 900 € | 10 800 à 17 100 € | 7 700 à 11 700 € |
| 120 m² | 7 200 à 13 200 € | 14 400 à 22 800 € | 10 200 à 15 600 € |
Sources : Prix-travaux-m2.com (février et avril 2026), IZI by EDF (septembre 2026), Habitatpresto (septembre 2025), Obat (juillet 2025 et octobre 2024), La Maison Saint-Gobain (mai 2025).
Pour une petite intervention, le prix se compte plutôt à l’heure : Habitatpresto relève 50 à 85 € HT de l’heure pour un électricien (septembre 2025), hors déplacement.
Mise aux normes ou rénovation complète, votre surface : la fourchette en 1 minute.
Les signes d’une installation à reprendre
Les points que contrôle le diagnostic obligatoire avant une vente ou une location sont aussi les meilleurs indices pour décider d’une mise aux normes :
- pas d’appareil général de coupure accessible ;
- aucun dispositif différentiel au tableau ;
- des protections mal adaptées à la section des fils ;
- une salle de bain sans liaison équipotentielle ;
- des conducteurs nus ou des pièces sous tension accessibles.
Si vous en reconnaissez un, demandez à l’électricien de chiffrer les deux périmètres, partiel et complet : l’écart de prix au m² est trop grand pour choisir sans comparer. Le diagnostic, fait par un diagnostiqueur certifié, coûte 150 à 300 € pour une maison selon notre grille. Ce qu’impose la norme NF C 15-100, révisée en août 2024, est détaillé sur notre guide des normes électriques.
À l’inverse, un « diagnostic gratuit » qui conclut à une mise aux normes urgente, chiffrée sur place, mérite un deuxième avis.
Vendre, louer, remettre sous tension : ce que la loi impose
Moins qu’on ne le dit. La norme NF C 15-100 s’impose à une installation neuve ou entièrement refaite (l’ancienne version restait valable jusqu’au 23 août 2025, selon Legrand). Pour une installation existante, trois règles comptent.
Vente et location : un diagnostic, pas des travaux
Si l’installation a plus de 15 ans, vous fournissez un état de l’installation intérieure d’électricité, de moins de 3 ans pour une vente et de moins de 6 ans pour une location (Service Public, vérifié le 17 septembre 2026). C’est un constat remis à l’acheteur ou au locataire : il n’oblige pas le vendeur à faire des travaux, mais l’acheteur peut en tenir compte dans son offre. En location, une attestation Consuel de moins de 6 ans peut le remplacer ; la fiche ne prévoit pas ce cas pour une vente.
Logement loué : la décence
Un bailleur doit louer un logement décent : les réseaux et branchements d’électricité doivent être conformes aux normes de sécurité et en bon état (Service Public, logement décent). Là, des travaux peuvent être exigés.
Le Consuel après une rénovation totale
L’attestation de conformité, visée par un organisme agréé, est obligatoire avant la mise sous tension d’une installation neuve et après une rénovation totale pour laquelle le distributeur a coupé le courant à votre demande. Pour une rénovation partielle, elle reste possible et précise les circuits couverts (Code de l’énergie, art. D342-18 à D342-21). C’est l’installateur qui l’établit ; si vous avez fait les travaux vous-même, c’est à vous de l’établir, et elle doit toujours être visée.
Une maison de 90 m² sur un devis
Un devis d’électricien se lit poste par poste, pas au m². Exemple illustratif construit à partir de notre grille, pas un devis client : rénovation complète d’une maison de 90 m², câblage encastré refait, tableau remplacé.
| Poste | Quantité | Prix unitaire | Montant |
|---|---|---|---|
| Circuits encastrés refaits : câblage, prises, points lumineux | 90 m² | 100 € | 9 000 € |
| Tableau électrique neuf avec différentiels (fourniture et pose) | forfait | 1 500 € | 1 500 € |
| Mise à la terre de l’installation | forfait | 800 € | 800 € |
| Parafoudre (fourniture) | 1 appareil | 250 € | 250 € |
| Total | 11 550 € |
Prix des circuits : La Maison Saint-Gobain (70 à 110 € par m² en encastré standard, mai 2025). Faute de source chiffrée, deux lignes manquent : saignées et reprises de plâtre, attestation de conformité si elle est nécessaire. Un vrai devis doit les chiffrer ou les exclure noir sur blanc.
Les postes isolés de notre grille servent à vérifier les autres lignes : un tableau neuf coûte 750 à 1 800 € posé, la remise aux normes d’un tableau existant 300 à 1 500 €, la mise à la terre 500 à 1 000 €, un interrupteur différentiel 150 à 400 € posé, un parafoudre 150 à 350 € en fourniture.
D’un devis à l’autre, quatre choses font bouger le total. Le nombre de points d’abord : prises, points lumineux et circuits spécialisés (plaques, four, lave-linge) se paient un par un, d’où l’intérêt de les lister pièce par pièce avant la visite. L’encastrement ensuite : passer les gaines dans les murs impose des saignées et des reprises de plâtre, les goulottes apparentes coûtent moins cher. Le chauffage électrique pèse aussi : Habitatpresto passe de 110 à 145 € par m² sans chauffage électrique à 130 à 200 € avec. Enfin la surface : le prix au m² baisse quand la maison s’agrandit, car le tableau et le déplacement restent fixes. Si vous prévoyez une borne de recharge, faites-la chiffrer en même temps que le tableau.
Une TVA à 10 %, aucune prime dédiée
D’après France Rénov’, MaPrimeRénov’ finance en 2026 une rénovation énergétique d’ampleur ou, par geste, une pompe à chaleur. Une rénovation électrique seule n’entre dans aucun des deux cas. Si elle fait partie d’une rénovation d’ampleur suivie par un Accompagnateur Rénov’, demandez-lui si elle peut être prise en compte : à vérifier sur France Rénov’ avant de signer.
La TVA à 10 % s’applique aux travaux d’amélioration et d’entretien d’un logement achevé depuis plus de 2 ans ; vous le certifiez sur le devis ou la facture. Le matériel acheté vous-même reste à 20 %, seule sa pose peut passer au taux réduit (Service Public Entreprendre, vérifié le 21 février 2026). Dans le neuf, c’est 20 %. Méfiez-vous d’un devis à 5,5 % pour un tableau ou un recâblage : la page officielle réserve ce taux aux travaux d’économie d’énergie. Toutes les aides sont sur notre page aides rénovation 2026.
Choisir l’électricien
Le devis préalable est obligatoire pour ces travaux. Il indique notamment l’entreprise, le lieu des travaux, chaque prestation avec sa quantité et son prix unitaire, le taux horaire TTC, les frais de déplacement, le total HT et TTC avec le taux de TVA, la durée de validité, et s’il est gratuit ou payant (Service Public Entreprendre). Vérifiez que chaque devis dit si l’attestation de conformité est comprise, et demandez l’attestation d’assurance décennale.
La qualification Qualifelec n’est pas exigée pour une rénovation électrique ; c’est un repère utile, comme la mention IRVE si une borne de recharge suit. Les devis demandés ici passent par notre partenaire Viteundevis, qui nous rémunère pour chaque mise en relation ; l’estimation ne demande aucune coordonnée. Les autres travaux du secteur sont réunis sur notre page électricité et plomberie.
Depuis le 11 août 2026, tout démarchage téléphonique exige votre consentement préalable. Si vous signez chez vous après un démarchage, vous avez 14 jours pour vous rétracter et le vendeur ne peut rien encaisser pendant 7 jours (Service Public). Ne signez rien le jour d’une visite que vous n’avez pas demandée.
Par la rédaction de Devis-Gratuit.pro. Mis à jour le 19 octobre 2026.